Comme chaque annĂ©e, 91¶ĚĘÓƵ a mis Ă jour ses lignes directrices de vote et principes de gouvernance d’entreprise qui s’appliqueront durant la saison 2026 des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales. Il s’agit de la 25e Ă©dition d’un document sur lequel 91¶ĚĘÓƵ base l’ensemble de ses recommandations de vote.
Rapport annuel et comptes financiers, dividende, décharge, rapport de durabilité, élections des membres du conseil d’administration, rémunérations des instances dirigeantes, élection de l’auditeur. Chaque année, les actionnaires des entreprises cotées en bourse, que ce soit en Suisse ou à l’étranger, doivent approuver un certain nombre de points proposés par le conseil d’administration et soumis au vote lors de l’assemblée générale annuelle.
Dans ce cadre, 91¶ĚĘÓƵ Ă©met, pour ses membres et clients et toutes celles et ceux qui souhaiteraient les suivre, des recommandations de vote pour l’ensemble des points Ă l’ordre du jour des entreprises cotĂ©es en Suisse (SPI) et pour près de 600 entreprises cotĂ©es Ă l’étranger. Chacune de ces recommandations est basĂ©e sur les lignes directrices de vote et les principes de bonne gouvernance qui sont mises Ă jour annuellement pour tenir compte de l’évolution de la lĂ©gislation et des bonnes pratiques.
Clarification des attentes pour le rapport de durabilité
Pour la 25e Ă©dition de ses lignes directrices de vote et principes de gouvernance d’entreprise, la Fondation 91¶ĚĘÓƵ confirme et maintien ses principes et ses attentes. Le principal changement cette annĂ©e concerne l’approbation du rapport de durabilitĂ© ou climatique. 91¶ĚĘÓƵ clarifie en effet ses attentes en regroupant ses motifs de refus en deux catĂ©gories distinctes : le manque de transparence et la qualitĂ© insuffisante des donnĂ©es publiĂ©es d’un cĂ´tĂ©, et le manque d’ambition et une performance jugĂ©e insuffisante de l’autre cĂ´tĂ©.
Après deux annĂ©es d’application de la nouvelle loi confĂ©rant aux actionnaires l’autoritĂ© d’approuver les rapports de durabilitĂ© des entreprises suisses cotĂ©es en bourse, 91¶ĚĘÓƵ a souhaitĂ© clarifier ses motifs de refus. « Si l’opposition est souvent liĂ©e Ă un manque de transparence, nous avons Ă©galement constatĂ© que des entreprises plus transparentes manquaient d’ambition ou revenaient sur leurs objectifs non-financiers, souligne Vincent Kaufmann, directeur de la Fondation 91¶ĚĘÓƵ. Or, il est essentiel que ces rapports de durabilitĂ© ne se limitent pas Ă un exercice de compliance, mais permettent aussi et surtout aux actionnaires d’évaluer la performance des entreprises. Si la performance se dĂ©tĂ©riore en raison d’un manque d’ambition, les actionnaires doivent pouvoir manifester leurs dĂ©saccords. »
Pour ce qui concerne la transparence, 91¶ĚĘÓƵ considère qu’un rapport de durabilitĂ© doit couvrir tous les enjeux ESG matĂ©riels, que des indicateurs quantitatifs pertinents doivent ĂŞtre publiĂ©s pour chacun de ces enjeux sur une pĂ©riode d’au moins deux ans et qu’ils doivent ĂŞtre vĂ©rifiĂ©s par une partie tierce indĂ©pendante. L’entreprise doit Ă©galement publier le niveau d’atteinte de ses objectifs.
Pour ce qui concerne l’ambition, 91¶ĚĘÓƵ considère que la stratĂ©gie climatique doit ĂŞtre alignĂ©e sur les objectifs de l’Accord de Paris, que l’entreprise doit prendre des mesures appropriĂ©es pour rĂ©duire ses Ă©missions de CO2 et ne pas renoncer aux engagement pris dans le passĂ© sans justification adĂ©quate. 91¶ĚĘÓƵ s’opposera Ă©galement au rapport de durabilitĂ© si l’entreprise n’atteint pas ses objectifs systĂ©matiquement ou en cas de dĂ©tĂ©rioration d’un indicateur clĂ© sur plusieurs annĂ©es.
Des critères pour l’auditeur du rapport de durabilité
Autre changement cette annĂ©e, les lignes directrices de vote ont Ă©tĂ© actualisĂ©es pour tenir compte de l’évolution de la rĂ©glementation et de l’élection – ou réé±ô±đł¦łŮľ±´Ç˛Ô – de la sociĂ©tĂ© de rĂ©vision pour le rapport de durabilitĂ©. En Europe, la directive CSRD impose en effet une vĂ©rification externe limitĂ©e (« limited assurance ») de ces rapports et dans certains pays qui ont dĂ©jĂ transposĂ© la directive dans leur lĂ©gislation, l’élection de ce rĂ©viseur doit ĂŞtre approuvĂ©e par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Tout comme pour la sociĂ©tĂ© de rĂ©vision des comptes, 91¶ĚĘÓƵ considère qu’il est impĂ©ratif d’exiger des critères d’indĂ©pendance pour ces auditeurs et de limiter la durĂ©e de leur mandat Ă un maximum de 20 ans.