10/30/2024

91¶ĚĘÓƵ, les membres de l’91¶ĚĘÓƵ Engagement Pool (EEP) International, son partenaire allemand DSW, Shareholders for Change et Better Finance, reprĂ©sentant au total plus de EUR 350 milliards d’actifs sous gestion, demandent aux plus grandes entreprises cotĂ©es en Allemagne de ne plus organiser des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales uniquement virtuelles Ă  l’avenir mais d’opter pour un modèle hybride ou prĂ©sentiel.

Le paysage des assemblées générales (AG) a considérablement évolué ces dernières années, notamment à la suite de la pandémie de COVID-19. Alors qu’auparavant la quasi-totalité des AG se tenaient avec la présence physique des actionnaires, la crise sanitaire et les directives de santé publique lui étant liées ont conduit les entreprises à organiser des AG exclusivement virtuelles.

Les limitations, voire les interdictions de rĂ©unions de personnes ont toutefois disparu progressivement ces trois dernières annĂ©es. De nombreux investisseurs et reprĂ©sentants d’investisseurs, Ă  l’image de la Fondation 91¶ĚĘÓƵ ou son partenaire allemand DSW, ont alors plaidĂ© pour un retour Ă  des AG avec la prĂ©sence physique des actionnaires, ou tout du moins en faveur d’un modèle hybride qui permette Ă  la fois aux actionnaires de participer en ligne mais aussi, pour celles et ceux qui le souhaitent, d’être prĂ©sent sur le lieu de l’AG.

« L’AG est un Ă©lĂ©ment essentiel de la dĂ©mocratie actionnariale, explique Vincent Kaufmann, directeur de la Fondation 91¶ĚĘÓƵ. C’est souvent le seul moment de l’annĂ©e durant lequel les actionnaires peuvent non seulement rencontrer les instances dirigeantes de l’entreprise dont ils sont les copropriĂ©taires mais Ă©galement leur poser des questions, leur soumettre des idĂ©es et des propositions, et prendre la parole ouvertement devant les autres actionnaires. »

En Suisse, oĂą la Fondation 91¶ĚĘÓƵ s’est battue et continue de se battre pour des AG avec la prĂ©sence physique des actionnaires, le recours aux AG exclusivement virtuelles reste pour l’heure limitĂ©. Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2024, seules six entreprises du SPI (Aevis Victoria, ASmallWorld, Bunge, Carlo Gavazzi, Orascom Development et Swatch Group) ont choisi cette option. 

Le constat n’est toutefois pas partout le mĂŞme. En Allemagne par exemple, plus de la moitiĂ© des entreprises de l’indice DAX, qui rĂ©unit les quarante plus grandes capitalisations de la bourse de Francfort, ont continuĂ© d’organiser des AG uniquement virtuelles après la fin de la pandĂ©mie. 

C’est pour cette raison qu’91¶ĚĘÓƵ, les membres de son programme de dialogue actionnarial « 91¶ĚĘÓƵ Engagement Pool (EEP) International » et son partenaire allemand DSW, soutenus par Shareholders for Change et l’association europĂ©enne des investisseurs privĂ©s Better Finance, qui reprĂ©sentent au total plus de EUR 350 milliards d’actifs sous gestion, ont lancĂ© une campagne d’engagement qui cible les plus grandes entreprises cotĂ©es en Allemagne afin de leur demander de maintenir des AG physiques Ă  l’avenir tout en permettant Ă  leurs actionnaires de voter et d’intervenir Ă  distance. 

« L'échange constructif et direct des actionnaires avec le conseil d'administration, mais aussi le dialogue entre actionnaires, sont des éléments importants de l’AG, souligne Marc Tüngler, directeur de DSW. La solution hybride, qui laisse aux copropriétaires de l'entreprise la liberté de choisir leur format préféré pour se réunir une fois par année, reste le format le plus approprié. »

Le 23 octobre, des lettres ont Ă©tĂ© envoyĂ©es aux dirigeants des dix plus grandes entreprises du DAX qui ont organisĂ© des AG uniquement virtuelles depuis le COVID-19 et dont l’autorisation pour continuer sur cette voie doit ĂŞtre renouvelĂ©e en 2026. Il s’agit d’Allianz, Beiersdorf, BMW, Deutsche Bank, Deutsche Börse, E.On, Infineon Technologies, Mercedes-Benz Group, Merck et Siemens. 

Concrètement, cette lettre enjoint les présidentes et présidents des conseils d’administration et de surveillance de réunir à nouveau physiquement leurs actionnaires pour l’AG 2025, faute de quoi les signataires pourraient voter contre l’autorisation statutaire qui sera alors nécessaire pour poursuivre sur la voie d’un format purement virtuel. L'objectif de cette campagne est ainsi d'entamer un dialogue constructif avec les entreprises ciblées sur le choix du format de leur AG à l’avenir.

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